On the road again

14 Déc

La semaine dernière, j’ai fait le plus gros achat de ma vie. J’avais rendez-vous à 11h sur le parking du Leclerc (claaasse) pour essayer une voiture dégotée la veille sur internet. Comme à chaque fois que j’ai acheté une voiture (enfin, comme la seule autre fois où j’ai acheté une voiture), la vente a été plus que bâclée : je suis venue, j’ai vu, je ne la lâcherai plus. Alors que certains inspectent le moteur et font vrombir les amortisseurs (ou l’inverse), ma méthode est beaucoup plus directe : « oooh, elle brille (d’abord), oooh il y a des rétros électriques (ensuite) et oooh elle démarre (enfin), c’est une sacrée bonne affaire! » Bref, en matière de voiture, comme dans bien d’autres domaines, je suis le pigeon idéal.

Heureusement, il semble que Saint-Christophe m’ait plutôt à la bonne. Hormis le pot d’échappement qui s’est décroché inopinément de ma précédente poubelle à roulettes et l’a ainsi transformée en Harley Davidson à carrosserie, je n’ai pas à me plaindre de mes véhicules. Sans être accro au tuning (mais j’ai plein d’autres qualités dignes de me faire passer dans Confessions intimes), j’avoue : ma voiture, c’est sacré. J’ai même un petit haut-le-cœur chaque fois que je l’aperçois au loin. Non, vraiment, ma voiture et moi, on file le parfait amour.

Le problème, sur la route, ce sont plutôt les gens. Tous les gens. Les piétons, les cyclistes, les mamies au volant, les vieux beaux pressés. Dernière accrochage en date : une dame visiblement en manque d’adrénaline qui s’est mis à faire de grands gestes derrière son volant et à pousser des cris stridents parce que j’étais positionnée dans la mauvaise file d’un parking. Hystérooooo, Santiano.

OK, je veux bien vous accorder que ma conduite n’est pas irréprochable. Mais, pour n’avoir pas conduit depuis 3 ans, je me débrouille plutôt pas mal. Je fais un créneau en un tour de roues, je laisse la priorité aux piétons qui veulent traverser (j’arbore même un petit sourire bienveillant, façon « vas-y, passe, petit galérien » – oui, je suis condescendante). Pourtant, il y a un tic contre lequel je n’arrive pas à lutter : dès que j’arrive à me sortir d’une situation stressante en voiture (plus de 3 personnes dans les 500 mètres à la ronde sur l’autoroute, par exemple), je ne peux pas m’empêcher de me tapoter le torse en déclamant un fier et irritant : « C’est moi ou c’est pas moi? » (d’autant plus irritant que j’imite très mal Gad Elmaleh – personne n’est parfait).

Narcisse au volant, envie de meurtre au tournant.

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Sources : http://www.generation-nt.com/
http://www.greatsong.net
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2 Réponses to “On the road again”

  1. Gaëlle 14 décembre 2011 à 19:53 #

    Viens pas conduire par ici, tu serais stressée en permanence, t’aurais même pas le temps de te tapoter le torse !!! 😉

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