Le jardin aux mille senteurs

10 Mai

Jardin mille senteurs, mauvaise odeur été, odeur nauséabonde

C’est l’été ! Enfin, bon, ne pinaillons pas, ce n’est pas officiellement l’été (sinon les vacances ne sembleraient pas aussi lointaines, et les médias nous parleraient un peu plus de canicule pour nous sucrer une fois de plus un jour de congé pour l’Etat pour nos chères « personnes âgées », qu’on laisse pourtant pourrir tranquillos dans une maison de retraite tout le reste de l’année).

Je reprends pour les puristes.

C’est presque l’été ! (ça va mieux ?)

A nous les barbecues, les coups de soleil intempestifs, les bains de soleil… et les odeurs en tous genres. Car, oui, en été, malheureusement, notre nez sort lui aussi de son hibernation – et pas que pour sniffer du monoï, si tu vois ce que je veux dire.

Les odeurs de l’été, c’est en fait tout un concept. Chacun y va de sa petite pierre pour former l’édifice de l’odeur nauséabonde. Du voisin de TER qui se déchausse pour trémousser ses petits petons puants sous nos narines fraîchement débouchées à la poubelle qui, pour se venger d’avoir trop chaud, nous crache les relents de crevettes mangées il y a à peine 1h, l’été est un vrai festival de saveurs.

On en vient presque à regretter les manteaux et les bonnets d’hiver qui, à défaut de nous donner une silhouette svelte (que je n’ai pour ma part pas non plus en été, même vêtue le plus légèrement possible), nous offrent au moins un peu de dignité. En été, j’ai un rêve fou : vivre reclue, baignant seule dans mes odeurs (et loin de celles des autres, surtout).  Spéciale dédicace d’ailleurs aux habitants des pays chauds qui vivent en communauté. Respect, bro’.

Mon modèle

Pourtant, l’hygiène n’a, semble-t-il, pas d’effet là-dessus. On a beau se tartiner de déo toute la journée, rien y fait : à un moment ou à un autre, une aisselle va se lever et anéantir toute la faune et la flore alentours. Ô rage, ô désespoir, ô transpi ennemie !

J’ai moi-même expérimenté pas plus tard que la semaine dernière les effets de séduction animale de mes relents corporels. Après avoir sué sang et eau sur une machine de torture qu’on appelle rameur, je m’en vais embrasser le Mâââle qui, tout occupé qu’il était à tuer des nazis et bien planqué derrière son écran (vas-y, Chéri ! Va combattre en vrai en Afghanistan !… Youhou ! Chéri, t’es où ?), a eu la finesse d’esprit de me faire remarquer que je « sentais le fromage ». Moi, un camembert sur pattes ? Insulte suprême. Après vérification, effectivement, la sueur sportive et sexy s’était transformée en moiteur plas glams pour un sou. Mais mon chéri, il aime bien ça, le fromage. Hein, Chéri ?!?

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2 Réponses to “Le jardin aux mille senteurs”

  1. oeilpouroeilflanpourflan 11 mai 2011 à 06:59 #

    Quelle ironie de sentir le fromage pour quelqu’un qui n’aime tellement pas ça ! Une petite blague de la vie ?!?

    • lemiroirdenarcisse 11 mai 2011 à 18:30 #

      N’est-ce pas?? Bon, a bien y réfléchir, « tu sens le surimi » n’aurait pas été plus flatteur, même si j’adore ca! 😉

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