Le syndrôme de la tortue sans carapace

24 Fév

Syndrome tortue sans carapace, livre star, succès avec les cas sociaux

Les stars, elles font toujours tout ce qu’elles veulent : elles s’habillent en steaks, montrent leurs fesses sur une affiche, adoptent des enfants en Afrique en moins de deux mois… et surtout, elles se sentent obligées de s’épancher sur leurs traumatismes divers et variés dans des livres aux noms plus absurdes les uns que les autres. Teri Hatcher a écrit (ou fait écrire, c’est plus probable) Le Syndrôme du toast brûlé pour raconter ses difficultés à s’aimer telle qu’elle est. Alors, moi aussi, j’y vais de mon titre pourri sans queue ni tête (ni carapace) pour faire pleurer dans les chaumières – oui, je me prends pour une star, ça te dérange, tête d’orange ?.

Depuis mes plus lointains souvenirs, je souffre d’un mal inexplicable. Je ne sais pas si un blog est vraiment approprié pour parler de ça, mais bon, je me lance : où que j’aille, quoi que je fasse, j’attire les cas en tout genre. Qu’il s’agisse d’homme ou de femme, d’enfant ou d’adulte, c’est toujours la même chose. Si un cas social passe par là, il est pour moi.

Ca n’a peut-être l’air de rien, vous allez certainement me trouver chochotte. Mais vivez 24 ans avec un boulet constamment attaché à votre cheville, vous comprendrez.

A l’école, par exemple. Alors que je rêvais de faire partie des pompom girls populaires (tant qu’à être une star, autant être américaine), la seule personne qui m’adressait des sourires dans la classe était celle dont tout le monde se moquait parce qu’elle chuintait et que cha lui faijait pas che chentir très futché. Des sourires qui, peu à peu, se sont révélés un peu trop collants et qui m’ont forcée à me moquer d’elle moi aussi. au lieu d’être pompom girl, j’étais méchante. Bravo !

Plus tard, la malédiction s’est étendue aux hommes, et pas forcément cas sociaux. Plus généralement, disons que je connais un succès fou avec les hommes inappropriés. Trop vieux, trop édenté, trop pervers, trop coincé, trop con : ils sont venus, ils m’ont vue, ils ne me lâchaient plus. Du concon qui m’appelait 120 fois par jour puis cachait son numéro avant de me demander, sûr de son coup, « devine qui c’est ? » au mec à la quarantaine bien tassée (alors que j’en avais 18) en passant par le (vieux) collègue un peu lubrique qui se retrouve fortuitement toujours dans l’ascenseur en même temps que moi pour me faire des sourires en coin (avec une petite voix suraiguë pas très nette, ça va de soi), il n’y a pas à dire : je rencontre un succès fou.

Et le plus fou, c’est que tout ceci ne pourrait pas se faire en douce, non. Bien trop facile. Il faut toujours qu’il y ait un témoin, ou un beau gosse qui passe par là. Double effet brise-couille : en voyant le beau gosse, je me rends compte de ce que je perds (car bien sûr, ça ne lui viendrait pas à l’idée de me coller aux basques, à lui… même juste une fois, pour voir). ET je passe pour la méchante qui s’attarde sur le physique (« Il t’aime bien, Jean-Claude, hein ? – Moui, mais il est un peu vieux, et… – Oh ! Mais y a pas qu’le physique, dans la vie ! Je te laisse, y a mon beau gosse hyper bellâtre copain qui arrive !« ).

Ce serait pas un peu too much ?

Mais j’ai une excuse béton : si je suis méchante, c’est parce que dans une autre vie, j’étais une tortue sans carapace (je suis une star, j’écris ce que je veux).

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

6 Réponses to “Le syndrôme de la tortue sans carapace”

  1. Papillote 27 février 2011 à 22:00 #

    au collège aussi la souffre-douleur et ses dents de lapin et lunettes triple foyer me collait aux basques, car j’étais la seule à ne pas me moquer d’elle et de son q.i d’huître. un jour j’ai dû être méchante pour me débarrasser d’elle, je m’en voulais. mais elle n’a pas compris et a continué… c’est le lycée qui m’a sauvé !

  2. Ginie et son paillasson 25 février 2011 à 18:00 #

    Ho putain il s’est fait piquer par un essaim de guêpes ?

  3. lemiroirdenarcisse 25 février 2011 à 15:11 #

    Ahahaha! Justement, je me demandais ce que tu allais en penser, parce que ca me faisait un peu penser à toi (les anecdotes, hein, pas le boulet à la cheville)!

  4. oeilpouroeilflanpourflan 24 février 2011 à 22:39 #

    J’adore !

Trackbacks/Pingbacks

  1. L’habit ne fait pas le (patri)moine « Et moi, et moi, et moi… - 5 mars 2011

    […] 100g ? »". Enervée de ne pas pouvoir faire mon choix sereinement, et surtout parce que j’ai l’art de me faire héler par tous les boulets qui passent, je lui réponds un peu sèchement que je n’en sais rien, qu’il n’a qu’à […]

Un avis sur la question ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :