De l’art d’être un moulin à vent

6 Jan

Brasser du vent, renoncer à mes projets, ne pas aller au bout de ses projets

Certains sont des moulins à paroles, moi, je suis un moulin à vent (l’un n’empêche pas l’autre, mais restons concentré). Je n’ai pas d’autres hélices que mes bras, et pourtant, qu’est-ce que j’en brasse, du vent. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis inutile (on va encore me traiter de dépressive). Mais je dois quand même me rendre à l’évidence : je m’agite pour rien.

L’avantage, quand on brasse du vent, c’est qu’on ne s’ennuie jamais. Je suis bien trop occupée à penser à ce que je ferai le 12 septembre 2014 (tous mes autres jours sont déjà bookés), à chercher une association dans laquelle je pourrais m’engager, à choisir la destination de mes prochaines vacances (en 2014, justement…rhoooo). Dans l’absolu, j’ai donc toute une multitude de choses à réaliser. Ca, c’est vraiment génial.

Là où ça se corce, c’est que, justement, je ne fais jamais rien. Si j’avais vraiment réalisé tous les projets dont j’ai parlé, je serai un croisement entre Christophe Colomb et Mère Teresa. J’aurais des milliers de commentaires sur mon blog puisque j’aurais rencontré plein de gens super sympa dans mon école de danse à Cuba (que j’aurais payée avec mon pécule gagner au Mac Do, puisque c’est en racontant cette lubie que j’ai été embauchée – c’était un peu plus original que « j’ai pas de sous et j’adore les frites », dit avec un air de fille qui n’a pas inventé le fil à couper le beurre).

Au lieu de ça, je suis toujours au même endroit – enfin, à 500 km près… une piètre consolation pour un petit rat de La Havane – , et les seules planches que j’enflamme sont celles de ma cheminée. Waouh.

J’ai beau avoir conscience de mon problème, je n’arrive pas à le résoudre. Je suis d’ailleurs persuadée, au moment où je parle de mon projet, qu’il va se réaliser. Jusqu’à ce que je jette un œil à mon compte/découvre qu’il faut 24h d’avion pour aller en Australie/prenne conscience qu’une semaine n’a que 168 heures, ce qui n’est pas suffisant pour avoir 4 boulots à la fois. Et là, aux yeux d’une immense majorité de gens, je passe pour une mytho et/ou une dégonflée. C’est qui, la rabat-joie?

Publicités

8 Réponses to “De l’art d’être un moulin à vent”

  1. pivoine 7 janvier 2011 à 15:32 #

    je suis toujours pleine de bonnes intentions, le problème c’est que je baisse les bras assez vite.
    (c’est qui la dépressive là? ^^)

  2. annecha 7 janvier 2011 à 10:25 #

    Je suis en train de lire ton article avec la chanson de De Palmas « Une seule vie » en fond sonore (noooooon on ne critique pas les goûts pourris des radios que j’écoute !) Y verrait-on un signe ??

    • lemiroirdenarcisse 7 janvier 2011 à 10:47 #

      Je crois que tu es en relation avec l’au-delà, Anne-Cha… cest pas possible autrement!!! ;-D

  3. Mlle Toutouille 6 janvier 2011 à 21:55 #

    Bah, il faut continuer à rêver même si on ne réalise qu’un dixième de nos projets, ça fait avancer quand même de rêver

    • lemiroirdenarcisse 6 janvier 2011 à 22:39 #

      Bien dit Toutouille, quelle poète!!! 😉 C’est bien de rêver, mais quand ca se realise c’est encore mieux!

  4. E-leeds 6 janvier 2011 à 21:48 #

    C’est malin, tu m’as fait regarder les vols pour San Francisco… pfff

Un avis sur la question ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :